Si l'on m'avait dit ça un jour, hein... Je me trouve parfois pathétique, lorsque j'y pense. Mais c'est tellement plaisant, je ne le cache pas, à quiconque. Certains me trouveront stupide, d'autres très immature, mais qu'importe. J'ai désormais la seule chose que je désirais ardemment depuis plusieurs mois. Je suis très optimiste.
C'est chaleureux et douillet ; ô confort d'une famille unie ! Le frère joue du piano pendant que la maman prépare les gaufres. Le prince (ou pas) alterne massages et mots doux, tandis que le papa m'offre du Hendrix, en version double. On demanderait presque à Morgan de nous jouer "Les Feux de l'Amour", deux ans qu'il joue voyez-vous, et pourtant si doué ! Mais il y a dans cette requête quelque chose de vain (bizarrement), aussi nous préférons de loin "Les Noces Funèbres" et autres "Requiem For A Dream". Que demander de plus ?
Et tiens ce matin, le Soleil envahit la maison ! Incroyable, sommes-nous réellement à Mons ?! Deux jours de temps gris, et nous voilà désormais violé par la lumière du jour. Je trouve en chaque détail quelque chose de merveilleux et romantique. Le cinéma, les magasins, le restaurant... Comme indiqué sur Facebook et Myspace, oui, je suis comblée.
Désir, liberté, humour et confiance. Il y a donc un peu de justice dans cette vie de damnée.
Que signifie tout ça ? Je ne sais pas moi, réfléchis... que je suis heureuse, peut-être ?
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( Satisfaite, June leva les yeux du clavier et le regarda. Il lisait son livre sans broncher, posant par moment une main sur sa tempe. Il devait sans aucun doute profiter des derniers instants calmes de la journée, avant d'aller se traîner au centre commercial pour satisfaire sa dulcinée. Respectant sa lecture, elle avait éteint sa musique - d'autant plus qu'Anti-Flag, c'était loin d'être sa tasse de thé - mais le frère jouait du piano un étage plus bas. Apparemment, il travaillait sa composition qu'il avait fait entendre à la jeune fille la veille. Les fausses notes - pourtant rares - devaient certainement agacer le lecteur. Car oui, il avait toujours matière à se plaindre.
Ah, le voilà qui change de position... Mais ! C'est qu'il ose mettre les pieds sur son oreiller ! )
Photo by Faro.